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les chroniques d'Istvan

Louis Philippe 1er roi des Français

18 Février 2008 , Rédigé par Istvan Publié dans #Histoire

Louis-Philippe d'Orléans (6 octobre 1773 à Paris - 26 août 1850) à Claremont dans le Surrey en Angleterre), connu sous la Révolution comme le citoyen Chartres ou encore  Égalité fils, puis roi des Français de 1830 à 1848  sous le nom de Louis-Philippe Ier.

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Né à Paris,  Louis-Philippe d'Orléans était le fils de Louis Philippe Joseph dOrléans (1747-1793), duc d'Orléans (connu sous le nom de « Philippe Égalité ») et de Louis Henriette Marie Adélaïde de Bourbon  (1753-1821) (sa naissance fut ultérieurement contestée par une certaine Maria-Stella, baronne de Sternberg, qui se prétendait fille de Philippe d’Orléans).

Né Altesse sérénissime et Prince de sang, titré duc de Valois  de sa naissance à la mort de son grand-père en 1875, il porta ensuite le titre de duc de Chartres. Comme son père, le duc de Chartres fut un partisan de la  Révolution Française.  Il participa en tant que lieutenant général aux batailles de Valmy, Jemappes et Neerwinden.

À la suite de son chef, le général Dumouriez, il passe à l'Autriche en 1793 et mène dès lors une vie d’errance, y compris aux Etats Unis  où il resta quatre années à Philadelphie. Son titre de lieutenant général au service des armées républicaines et plus tard au service de Charles X, lui vaut son inscription sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile). L’arrivée au pouvoir de Bonaparte  ne met pas fin à son exil durant l’Empire.

En 1809 Louis-Philippe épousa Marie Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux Siciles  et fille du roi Ferdinand 1er des Deux Sicile , (chose étonnante, elle était la nièce de Marie Antoinette, soeur de sa mère et donc cousine de Louis XVII et de Madame Royale). Ils eurent dix enfants :

  1. Ferdinand-Philippe (né le 3 septembre 1810), prince du sang, duc de Chartres, puis prince royal et duc d’Orléans ;
  2. Louise (née le 3 avril 1812), princesse du sang, puis princesse Louise d'Orléans, qui épouse le roi  Leopold 1er de Belgique (premier roi des Belges) en 1832 ;
  3. Marie (née le 12 avril 1813), princesse du sang, puis princesse Marie d'Orléans, qui épouse un duc de Wurtemberg ;
  4. Louis (né le 25 octobre 1814), prince du sang, duc de Nemours (élu roi des Belges en 1931, titre que son père refusera au profit de sa fille Louise et de Léopold Ier) ;
  5. Françoise (née le 28 mars 1816), princesse du sang ;
  6. Clémentine (née le 3 juin 1817), princesse du sang, puis princesse Clémentine d'Orléans, qui épouse un prince de Saxe-Cobourg-Gotha ;
  7. François (né le 14 août 1818), prince du sang, prince de Joinville ;
  8. Charles (né le 1er janvier 1820), prince du sang, duc de Penthièvre ;
  9. Henri (né le 16 janvier 1822), prince du sang, duc d’Aumale ;
  10. Antoine (né le 31 juillet 1824), prince du sang, duc de Montpensier, qui devient plus tard infant d’Espagne.

Après l’abdication de Napoleon Bonaparte en 1814, Louis-Philippe rentra vivre en France, recevant le titre de duc d’Orléans et sa demeure, le Palais Royal.

Sous la  Restauration , les règnes de Louis XVIII  et de Charles X la popularité de Louis-Philippe grandit. Il incarne une opposition mesurée à la politique des ultras du royalisme et ne rejette pas l’intégralité de la Révolution française. Louis-Philippe prend garde à se conduire modestement et bourgeoisement, envoyant ses enfants au lycée Henri IV. Au lendemain de la mort de Louis XVIII (le roi défunt n'avait pas confiance en lui), il retrouva son rang d'altesse royale accordée par Charles X, de même grâce au nouveau roi il fut le plus grand des indemnisés de la Loi du milliard aux émigrés de 1825.


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En 1830, la révolution des «Trois Glorieuses» renversa Charles X, qui abdiqua (avec le contre-seing de son fils le dauphin) en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux . Charles X institua le duc d’Orléans comme « lieutenant-général du royaume ».

Craignant un soulèvement républicain, la Chambre des députés proclama Louis-Philippe comme nouveau roi des Français (et non « de France »). Ce nouveau titre de « roi des Français » (déjà utilisé par Louis XVI de 1789 à 1792) est une innovation constitutionnelle, liant la monarchie populaire nouvelle au peuple, non à l’État, contrairement au précédent titre. Un autre symbole fort de la nouvelle monarchie, appellée "Monarchie de Juiller", est l’adoption du drapeau tricolore pour remplacer le drapeau blanc de la Restauration. Cette arrivée au pouvoir à la faveur d’un soulèvement populaire valut à Louis-Philippe l’hostilité des cours européennes et le surnom de « roi des barricades » ou encore "Roi bourgeois".

Les partisans d’"Henri V", réfutant la prise du trône par Louis-Philippe, étaient appelés les legitimistes , et plus précisément les henriquinquistes (une autre partie des légitimistes considérant cependant comme nulle l’abdication de Charles X).

En 1832, sa fille Louise devint la première reine des Belges en épousant Léopold 1er.

En 1838,  il envoya une expédition au Mexique pour ce qui fut appelé la Guerre de la pâtisserie.

En 1843, par l’intermédiaire de Rochet d'Héricourt, un traité d’amitié et de commerce fut signé avec le souverain du Choas Sahlé Sellassié.

En signe d'Entente Cordiale entre la France et l'Angleterre, le roi Louis-Philippe reçut la reine Victoria d'Angleterre dans son château d'Eu, à deux reprises en 1843 et 1845, tandis qu'il visita la souveraine britannique au château de Windsor  en 1844.

Pendant quelques années, Louis-Philippe régna plutôt modestement, évitant l’arrogance, la pompe et les dépenses excessives de ses prédécesseurs. En dépit de cette apparence de simplicité, les soutiens du roi venaient de la moyenne bourgeoisie. Au début, il était aimé et appelé le Roi Citoyen, mais sa popularité souffrit quand son gouvernement fut perçu comme de plus en plus conservateur et monarchique.

Le support donné d’abord au parti du « Mouvement » dirigé par Adolphe Thiers fit place au conservatisme incarné par François Guizot . Sous sa conduite, les conditions de vie des classes populaires se détériorèrent, les écarts de revenus augmentant considérablement. Une crise économique en 1846-1848, liée aux actions du parti républicain qui organisa la campagne des Banquest amena le peuple à une nouvelle révolution contre le roi.

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Devant le déroulement de l’insurrection, Louis-Philippe abdiqua le 24 février 1848 en faveur de son jeune petit-fils « Louis Philippe II » (son fils et héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, étant mort dans un accident quelques années auparavant). Craignant de subir le même sort que Louis XVI et Marie Antoinette, il se déguisa et quitta Paris. Voyageant dans une voiture banale sous le nom de Mr Smith, il s’enfuit en Angleterre.

Cependant l’Assemblée Nationale, quoique prête, de prime abord, à accepter son petit-fils comme roi, changea d’avis et suivit l’opinion publique, décidant de proclamer la Deuxième République dans des circonstances controversées à l’Hôtel de Ville de Paris.

Louis-Philippe et sa famille vécurent en Angleterre jusqu’à sa mort (le 26 aoüt 1850) à Claremont (Surrey). En 1876, son corps ainsi que celui de sa femme la reine Marie Amélie (26 avril 1782- 24 mars 1866) furent ramenés à la Chapelle Royale , la nécropole familiale qu’il avait fait construire en 1816 à Dreux.

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Commenter cet article

magyar 20/02/2008 04:32

belle leçon d histoire...ce blog te permettra de faire partager cete passion